dimanche 29 septembre 2013

Nash TL-72

Voilà quelque temps déjà que je cherchais une compagne pour ma Telecaster Thinline Custom de 1977. J'ai regardé sérieusement les Thinline en acajou mais je n'ai jamais trouvé de Custom mais uniquement des Thinline standard avec des micros simple bobinage. Après cela j'ai regardé les guitares d'assembleurs comme Rebel Relic ou Nash. Voici 6mois j'ai trouvé une annonce pour une Nash modèle TL-72 en finition sunburst 2 tons "light relic"vendu par une genevois. Il nous a fallu du temps pour nous rencontrer mais ce fût chose faite il y a 15 jours et après un rapide essai j'ai été conquis par cette guitare.

Elle est assez conforme à ma Thinline 77 notamment le profil C du manche et la touche mapple (érable) ainsi que le type d'accastillage. La différence se situe principalement dans deux caractéristiques à savoir le poids 3,7kgs pour la Nash contre 4,2 kgs pour la Fender ainsi que les micros équipant cette guitare.

La Thinline Custom (tous comme les modèle Telecaster Deluxe et Starcaster) arborent des micros qui sont entrés dans la légende les Fender Wide Range, sorte de micros humbuckers assemblés autour d'aimants Cuivre, Nickel et Fer. Leur son est très chaud mais sans perdre le twang classique Fender. Le niveau de sortie, bien plus important que les micros Fender simple bobinage classique de cette époque suffit à faire cruncher quasiment tous les amplis ce qui a sans doute contribué à leur popularité.

Sur ma Nash TL-72 point de micro Wide Range mais des micros modernes fabriqués par Jason Lollar des Lollar Regal humbuckers également qui semble être une relecture moderne des Wide Range Fender. Fender a égalemnet sorti de nouveaux modèles de Wide Range Reissue mais les aimants utilisés n'ont plus rien à voir avec les originaux et le son de ceux-çi n'est de l'avis général  pas au niveau des anciens micros de la marque.

Les Lollar Regal s'en sortent par contre très bien avec peut être une touche légèrement plus moderne  au niveau de la brillance du son, par contre la chaleur et le niveau de sortie sont assez comparables avec les légendaires Wide Range.

Voilà quelques images de cette chouette guitare






samedi 16 mars 2013

Strat 57 American Vintage Reissue


En fait depuis que j'ai revendu ma Gibson 335 de 1969 à son ancien propriétaire Jean-Michel Kajdan, je cherchais une Stratocaster car j'avais envie de changer de son et de revenir à quelque chose de plus polyvalent que le son des doubles bobinages.

J'ai passé quelque temps avec une Strat MIJ foto flames (une couche de bois laminé ultra fin style flammé plus d'infos ici) et une Danelectro DC56 pour le slide, mais j'avais vraiment envie d'une belle strat à l'ancienne surtout avec manche érable.



J'en avais parlé à Jo qui luthier à ses heures et collectionneur voit passer pas mal d'intruments dans son entourage. Après avoir patienté un an il a finit par me proposer deux strats superbes: un modèle  Mary Kaye à l'accastillage doré et une Strat 57 Vintage Reissue. Mon choix s'est finalement porté sur cette dernière bien que j'ai longtemps hésité mais je voulais un son plus roots et le son de la 57 me convenait mieux ! C'est un modèle qui date de 1996 ce qui en fait déjà une guitare qui a un tantinet vieillie donc moins sujette aux incidents de parcours du séchage des bois.




Me revoilà parti avec cette jolie strat en main et elle a été ma n°1 jusqu'a deux ans environ (voir mon article sur la Thinline Custom). Ce modèle qui est une relecture de la vintage 57 est très bien fini. Le manche érable d'une pièce propose un confort de jeu intéressant bien que les frettes vintage soient un peu fines à mon goût (les bends sont plus raides a réaliser)





Les micros donnent un son bien claquant dans l'esprit d'un modèle Jimmie Vaughan, le vibrato, une fois bien réglé et ajusté ne pose pas trop de soucis de tenue de l'accord. Les pontets sont OK je n'ai pas trop cassé de mi aigu comme avec ma MIJ (j'avais fini par changer les pontets).



Voilà la Strat 57 en action lors d'un concert au Greffier il y a trois ans !


video

dimanche 3 mars 2013

Telecaster Thinline Custom 1978

Après bien des années passés a disséquer avec délectation les opus du sieur Tab Benoit, guitariste et chanteur de son état et grans amoureux des guitares Fender Telecaster Thinline, je me suis touours promis d'en acquérir une. Ci dessous une photo de Tab avec ce fameux modèle vintage bien usée. Si vous ne connaissez pas la musique de Tab Benoit reportez vous à mon blog j'ai écrit quelques chroniques de ces disques



Ce fût chose faite il y a de ca plus de deux ans par l'intermédiare de Misha grand gourou du Vintage qui avait eu l'excellente (et dangereuse pour moi) idée d'ouvrir un magasin tout proche de mon lieu de travail.

Autant vous dire que j'y trainait souvent mes guêtres pour me repaître de grattes toutes plus belles et désirables les unes que les autres. Cependant il m'a fallu attendre quelques années avant qu'une occasion en or se présente. Une Thinline Custom de première main vendue par son propriétaire en dépôt vente chez Misha. Je me suis immédiatement intéressé à cette beauté et après le tout premier essai je savais déjà que j'étais condamné à me l'offir tellement la réponse acoustique de cette guitare laissait présager un nirvana de sensations électriques.






Cette guitare de 1978 n'est pas a proprement parler une guitare recherchée principalement dû au fait que c'est un manche à fixation 3 vis de la période CBS, guitares qui n'ont pas (et à tort) bonne réputation. Le corps est en Frêne assez dense, le manche en érable d'une pièce avec des frettes relativement confortables (mais usées sur cette guitare). Ci dessous le manche une fois refretté.


Le son est claquant à vide mais grâce à ses deux micros Wide Range (modèles hélas jamais vraiment reproduits car l'alliage des aimants  Cu+Ni+Fe a été abandonné) de la belle époque qui sonne avec une rondeur qui n'empêche nullement de conserver le "snap" si particulier aux Fender. Notez les plots décalés avec ces capots métalliques emblématiques.

Seul petit bémol pour cette Telecaster le vernis (d'origine probalement une couche polyuréthane) pêle comme une gale et les frettes sont un peu raplapla. Qu'a celà ne tienne le vernis peut importe au contraire la guitare n'en respirera que mieux, quand au frettes Misha me propose de les refaire pour des 6150 super confortables pour les bends.


Après quelques semaines me voilà en possession d'une superbe guitare parfaitement réglée avec des frettes super confort et autant vous dire que dès le premier essai au magasin j'ai compris qu'on allait devenir inséparables assez vite. La guitare a connu assez vite son baptême du feu lors d'un concert avec Mojo dans la vallée de Thann. Puis elle a participé aux sessions d'enregistrement de notre album "Never Too Late" sorti en avril 2011. Elle a été utilisée notamment dans les morceaux Don't you want to be mine et Cadillac assembly Line.

Jusqu'a présent cette guitare reste ma N°1 et au vu de la réaction des musiciens qui l'ont entendu elle n'est pas prête de céder sa place. Longue vie à cette belle dame qui me comble à tous niveaux: Confort de jeu, polyvalence des sons possible et rusticité de caractère car cela reste avant tout une Telecaster.

Voilà la Belle en action sur la scène du Camionneur à Strasbourg pendant la Semaine du Blues en fin 2012. Le son de la guitare convient parfaitement pour ce genre de blues bien saignant elle est ici branchée directement dans un clone de Tweed Vibrolux Fender construit par un amis D.M


mardi 12 février 2013

Telecaster Esquire 1993




Il fût un temps ou je possédais une Epiphone Granada un modèle proche de la Gibson ES-125-T,  une demie-caisse avec un micro simple bobinage, une guitare sympa mais que je n'utilisait finalement que rarement sur scène. En fait je voulais l'utiliser comme guitare principale mais je me suis vite rendu compte que celà n'était guère possible. La voilà dans mes mains lors du concert anniversaire des 3ans de Mojo. A l'harmonica mon vieux complice Marc "General" Lehmuller, au frottoir Phil Hammel qu'on a revu récemment lors de notre concert au BAG à Genève.



Bref je m'égare dans les souvenirs, un jour je discute à l'époque avec Zoran le gérant du Scoops Music de Mulhouse (installé tout près du Bollwerk à l'emplacement de l'ancien disquaire) à propos de cette guitare qui paraissait lui l'intéresser. Dans le fond du magasin une belle Telecaster me fait de l'oeil. C'est une Fender Esquire fabriquée au Japon. D'origine ces guitares n'ont qu'un micro en position chevalet mais possède la défonce du corps pour permettre l'installation du deuxième micro. C'était le cas sur cette Esquire qui possédait donc le micro manche d'origine et un micro non répertorié en position manche.

Un petit essai au magasin m'avait déjà bien séduit mais je décidais de prendre mon temps, la proposition d'échange avec mon epiphone m'intéressait mais je voulais en être sûr. après mûre réflexion j'ai décidé de procéder à l'échange en versant une contrepartie en liquide et je suis repartie avec cette guitare.



Depuis 10 ans elle m'a accompagné sur toutes les scènes ou je me suis produit, spécialement réglée avec une action un peu plus haute et un radius assez plat. C'est devenu ma guitare de slide, celle que je joue principalement en open tuning. On voit bien sur la deuxième photo le micro manche sans capot métallique. Depuis l'achat elle a été modifié au niveau des potentiomètres qui ont été changés pour des CTS ainsi que une embase jack neuve ainsi que le sélecteur qui était un peu cheap.

Elle a un son mordant et des graves fabuleux qui se marie merveilleusement bien avec un son crunch que ce soit sur mon Laney LC-15 ou désormais sur mon Tweed Vibrolux boutique. A noter que très bientôt elle va bénéficier d'une amélioration intéressante avec l'installation de pontets compensés en laiton (fait main par un ami du Forum Fender) qui vont bonifier encore ce merveilleux instrument

Voilà la belle en action première vidéo en son saturé mais pas en slide


La deuxième vidéo sur la scène du Caf' Conc avec une reprise de Dust my Broom d'Elmore James. Ce soir là l'Esquire était branché dans le Concert Amp Fender avec juste un Tube Screamer.



dimanche 10 février 2013

National Duolian (1933)

Voilà quelques années après des décennies de rêve, j'ai fini par réaliser celui ci grâce à mon ami Lionel qui a surveillé pour moi le magasin de R&F Charles. Si vous n'êtes jamais allé visiter leur échoppe faîtes vous une grande faveur rendez vous Galerie Véro Dodat à Paris et allez visiter leur incroyable collection de guitares anciennes (les américains diraient "Vintage").

Bref un beau samedi de ce mois de me voilà rendu dans ce quartier et en approche du grâal, celui-ci m'attend au premier étage de la boutique. Précédé par François Charles me voiçi devant cette magnifique guitare à résonateur. Un National Duolian de 1933 en acier avec des ouïes en F non retournées. La prise en main s'avère un peu ardue, le poids de la guitare ainsi que son équilibre rends la tenue assez délicate, le manche quand à lui est taillé comme une poutre. Habitué aux guitares électriques au manche relativement fins on sent la différence !


Première chose qui surprend au jeu en slide (avec un bottleneck ou goulot de bouteille) c'est la réverbération et la projection importante. Celle ci est dû principalement à la conception de ce type de guitare basé sur un résonateur qui sert d'amplificateur au son acoustique. Ce système inventé dans les années 20 a tout d'abord équipé les guitares Tricones utilisé notamment par les musiciens hawaïens.

Certaines guitares sont donc conçues avec un résonateur dit Biscuit petite pièce de bois dur au sommet du cône sur lequel passe les cordes comme dans les National, d'autres avec un système dit "Spider" ou le cône est inversé et les cordes reposent sur une araignée métallique qui repose elle même sur le cône.

Après une bonne heure passée à essayer la guitare on repart avec la vieille dame dans un superbe écrin en velours vert ou la dame est confortablement calée. Quelques photos de la caisse avec notamment les détails de cette finition incroyable que l'on nomme Frosted Duco. Ce type de finition était obtenue par cristallisation de composés Naphtaléniques sur la caisse métallique.





Depuis le retour à la maison la guitare a été très chouchoutée même si une mauvaise chûte a failli lui coûter la vie. Heureusement après l'intervention du magicien des résonateurs Mike Lewis de Fine Resophonics, ma Duolian a encore de très beaux jours devant elle. Cette année elle fêtera dignement ses 80ans puisque sortie de l'atelier National en 1933.

Une petite vidéo pour vous faire apprécier le son de cette vieille dame, une composition nommée "Relax Blues"